Apilife Var est peut-être en voie d'obtenir une AMM pour le traitement de la Varroose. L'ANMV-AFSSA a donné un avis favorable d'AMM dans le cadre de la procédure de reconnaissance mutuelle le 22 septembre 2009.
Cependant, il ne s'agit que d'un avis en effet, l'AFSSA précise que "les avis de la commission d'AMM n'ont pas valeur d'autorisation de mise sur le marché. Il est rappelé que ce communiqué ( Téléchargement CAMMV0909 ) publie les avis de la CAMNV et non les décisions d'AMM. Il est possible que les noms des produits cités évoluent à la fin de la procédure d'autorisation de mise sur le marché."
Produit par Chemicals LAIF, Apilife Var est constitué de plaquettes pour ruche "à base de thymol, d'huile essentielle d'eucalyptus, de camphre, de lévomenthol," et est "indiqué dans le traitement de la Varroose à Varroa destructor."
Cependant, selon un rapport de la même AFSSA, dans les médicaments contre la varroose "un seul, l’amitraz (Apivar ND), semble garant d’une efficacité réelle contre ce parasite (Varroa destructor NDA)duquel les résistances développées contre plusieurs molécules actives rendent particulièrement difficile l’élimination. »
bonjour,
j'ai utilisé ce produit pendant 3 saisons (je suis en bio).L'éfficacité est réelle (je pense supérieure à 95%), mais les inconvénients du produit (très forte odeur que l'on sent dans tout le rucher même), produit une agitation dans les colonies, ce qui génère du pillage et des désertions (j'ai bien réspecté les dosages...).J'en déconseille l'utilisation.
Il faudrait explorer d'autres voies, comme par exemple l'utilisation combinée de l'acide formique (à 60%), de l'acide oxalique ainsi que de méthodes permettant la limitation de l'infestation des ruches de production pendant la saison apicole comme le prélèvement de cadres de couvain operculé pour la confection de nucléis et découpe de couvain de mâles (pas si fastidieux que l'on ne pense).
Ces trois procédés permettent de passer l'année apicole sans aucun problème (si les dosages et périodes d'application sont respectées).
Je connais personnellement des apiculteurs professionnels, qui gèrent donc un grand nombre de ruches, qui utilisent avec succès ces méthodes, et qui ont des mortalités de l'ordre de 3 à 5%.
De plus,l'acoutumance du varroa aux molécules est nulle, donc pas de résistance et possibilité d'utilisation de la cire pour la confection des cires gaufrées.
Cordialement
Rédigé par : Franck | vendredi 30 octobre 2009 à 09h03