Ascosphaera apis, de l’ordre des Ascosphaerales, de la famille des
Ascosphaeraceae, de la classe des Plectomycetes et de la subdivison des
Ascomycotina est responsable chez Apis mellifera L. d'une des mycoses du couvain. La seule que l'on trouve en France. Ce champignon est présent dans le monde entier. Il est important de connaître sa biologie pour pouvoir lutter contre lui.
C’est un champignon hétérothallique. Il présente deux formes végétatives morphologiquement distinctes lors de la reproduction : un mycélium + et un mycélium -. La reproduction sexuée de ce champignon résulte de la rencontre et la fusion des deux mycéliums.
Il en résulte la formation d’appareils de fructification: les sporocystes de 0,8 mm de diamètre de moyenne, cette taille dépendant de la température et du milieu de culture. Les sporocystes sont de couleur vert olive ou brune et en forme de globe. Dans les sporocystes, les divisions cellulaires vont former des Asques (11-17 microns) dans lesquelles vont se former les spores (les ascospores) qui ont toujours la même taille : 1,9X3,2 microns. 50% de ces spores sont de sexe + et 50% de sexe -. Ces spores vont permettre la résistance dans le milieu extérieur et la dissémination de Ascosphaera apis.
Les spores peuvent
résister :
-15 ans dans les larves
momifiées, qui peuvent donc garder toutes ces années un pouvoir contagieux,
-Dans le miel et la cire
où elles ne sont pas altérées, ce qui fait des productions de la ruche des
sources de contamination possible.
-4 ans dans le milieu
extérieur.
Les mycéliums ne
résistent pas dans le milieu extérieur.
Infestation de l'hôte
De nombreuses études ont
été effectuées pour comprendre le mode d’infestation de la larve d’abeille par
A. apis. Il semblerait que les larves peuvent s’infester en ingérant du
matériel souillé (miel, cires,…) et/ou par voie trans-cuticulaire.
Ingérées, les spores se
développent dans le tube digestif et traversent muqueuse digestive. Par voie
trans-cuticulaire A. apis traverse vers les tissus par action mécanique
(pression des mycéliums venant des tissus larvaires infectés) et action
enzymatique (protéolytique, lipolytique et N-acetyl-glucosaminidase), bien que
A. apis ne possède pas toutes les enzymes lytiques que l’on trouve généralement
chez les autres fungi pathogènes.
La forme infectieuse
semble être les spores même si certains auteurs évoquent l’hypothèse d’une
contamination par les mycéliums.
Après avoir traversé la
paroi digestive ou la cuticule, le mycélium envahit tous les tissus de la
larve. Les larves peuvent ingérer le parasite à tout âge, cependant, ce sont
les larves sous couvain operculé qui présentent les symptômes de la maladie.
Ce sont souvent les
larves de faux-bourdons qui sont les premières atteintes, puis les larves
d’ouvrières voire celle(s) de reine(s). Les œufs et les nymphes ne semblent pas
pouvoir être contaminés, au moins en laboratoire.
Les larves infestées,
d’abord molles et de couleur blanc-jaûnatre, se raffermissent et deviennent
jaune. Le mycélium forme un feutrage blanc.
La larve infestée se
dessèche et la momification commence alors, c’est la raison de sa dénomination
de « couvain plâtré ».
Selon que la larve a été
contaminée par du mycélium d’un seul sexe ou des deux sexes, la surface de la
momie sera dans le premier cas banc jaunâtre et dans le deuxième vert foncé du
fait de la présence de corps fructifères.
l'ascopherose: une maladie tres contagieuse
modifiant le comportement des abeilles et la symbiose de la ruche; agressivitee accrue envers l'apiculteur et envers leur propre reine allant jusqu'a sa mise a mort l'accusant de ne plus remplir son rôle
constatation et etude sur 2 a 3 ans
christian agent sanitaire apicole
Rédigé par : salomon christian | vendredi 09 janvier 2009 à 09h39
Question :apres avoir acheté chez Ickowicz de la poucre de pollen qui se trouve etre contaminé par des tas de larves de couvain platré (si!! j'ai encore ce pollen au congelo) : Ce pollen présente il un risque important??
Pour ma part de dirait que OUI mais Icko soutient le contraire!!!
christophe IM
Rédigé par : christophe IM (apidologue autofinancé) | lundi 11 mai 2009 à 23h55
etonné de voir que l'ascopherose atteindrait principalement le couvain operculé c pourtant bien le couvain ouvert qui est ciblé ;les larves n'atteignant pas le stade de l'operculation
Rédigé par : happyculteur | mardi 22 juin 2010 à 06h22
Les larves peuvent et sont atteintes avant l'operculation. Mais, elles meurent généralement après l’operculation de la cellule. Donc les larves mycosées ne sont pas toutes apparentes.
Rédigé par : Nicolas Vidal-Naquet | mardi 22 juin 2010 à 08h59