"Je pense fermement que varroa est au coeur du problème..." du CCD. affirme Max Watkins, directeur technique de Vita lors d'une conférence à Warwick (GB) sur le CCD. Il rajoute que "l'interaction avec d'autres facteurs, même s'il perturbe les apiculteurs, est tout autant fascinant que mystérieux pour les chercheurs. La réponse ne pourra venir que d'une approche scientifique approfondie".
Lors du congrès de l'UNAF, qui a eu lieu quelques semaines après, Jean-Marie Barbançon, docteur-vétérinaire, apiculteur et président de la FNOSAD a aussi évoqué l'importance de Varroa dans l'affaiblissement et la disparition des colonies. Il a insisté fermement sur la responsabilité des apiculteurs dans la lutte contre cette maladie par une mise en place optimale des traitements.
Pour Jean-Marie Barbançon, il est nécessaire aujourd'hui de mettre en place une BITHERAPIE dans la lutte annuelle contre varroa afin de limiter l'augmentation de la pression varroa:
-D'une part, un premier traitement "traditionnel" est mis en place à la fin de la production EN SUIVANT LES REGLES D'APPLICATION A 100%.
-D'autre part, un second traitement après ce premier traitement et à COUVAIN OUVERT, selon une méthode d'application unique (Acide Oxalique, Formique...) mais en respectant la réglementation de la pharmacie vétérinaire (ordonnance...). Ce second traitement doit concerner TOUTES LES RUCHES.
Donc si Varroa est probablement un des fondamentaux dans la pertes de colonies, l'action de l'apiculteur dans le traitement doit être parfaitement mise en place selon les connaissances actuelles.
Enfin, une étude conduite par Marc-Edouard Colin, docteur-vétérinaire, Sup-Agro Montpellier est en cours de mise en place pour étudier la résistance de Varroa aux divers acaricides?
-Résidus:
Je l'ai déjà évoqué antérieurement, mais "The Daily Green" en reparle aujourd'hui, et comme cela me semble très important, je vais le citer: "Il a été montré que des residus de traitement contre varroa (comme le coumaphos par exemple) à des taux importants et inattendus ont été trouvés dans beaucoup de ruches aux USA, indiquant un surdosage et un abus de traitements illégaux" (Max Watkins).
L'utilisation des traitements est réglementée et il faut le respecter et ce à la fois pour l'abeille qui peut être fragilisée par l'usage immodéré de molécules interdites et toxiques, et pour le consommateur qui ne souhaite acheter que du miel...
-Noséma:
Le laboratoire de l'Université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand conduit par Frédéric Delbac va entreprendre des recherches sur Noséma: Recherches comparatives entre Noséma apis et Noséma ceranae, et sur les moyens de renforcer le système immunitaire des abeilles pour l'aider à lutter contre de telles maladies opportunistes. Ce laboratoire travaille depuis des années sur les pathologies dues aux microsporidies animales et humaines.
-Laboratoire de diagnostic, Sup-Agro Montpellier:
Un laboratoire est créé à Sup Agro Montpellier pour aider les vétérinaires dans le diagnostic des pathologies de l'abeilles. Il ne concernera que les pathologies "infectieuses" (virus, bactéries, microsporidies) dues à un germe pathogène. Il ne fera pas d'analyses de toxiques. Laurent Gauthier, son responsable, a insisté sur la nécessité d'un spécialiste de pathologie apicole pour les choix raisonnés dans les prélèvements et les analyses à effectuer.
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