Robert Koch, médecin allemand né en 1843, Prix Nobel de médecine en 1905, est à l'origine de recherches sur le bacille de l'anthrax et la bactérie responsable de la tuberculose. A cette dernière, on a donné son nom: le bacille de Koch.
Suite à ses études sur ces bactéries, il a établi quatre principes nécessaire pour établir un lien de cause à effet entre un agent pathogène et une maladie, ce sont le Postulats de Koch.
Voici donc les postulats de Koch:
1. L'agent supposé pathogène doit être trouvé dans chaque organisme atteint de maladie.
2. L'agent supposé pathogène doit être extrait d'un organisme atteint, isolé et cultivé isolément en laboratoire.
3. L'agent supposé pathogène doit créer la même maladie lorsqu'il est inoculé à un organisme sain de la même espèce dont il provient.
4. L'agent pathogène doit être retrouvé dans l'organisme expérimentalement inoculé et reconnu comme identique à l'agent causal original suspecté.
Le premier postulat se terminait par "mais pas dans des organismes sains"... Koch a abandonné ce postulat quand il découvrit des cas de porteurs sains de l'agent du choléra. C'est aussi vrai pour plein d'autres pathologies aujourd'hui.
Dans le cas de l'abeille, cette base théorique est intéressante car on retrouve de nombreux agents pathogènes, dans savoir s'ils sont la cause des pathologies observées comme le CCD. Ainsi, aujourd'hui, est discuté de l'implication comme cause possible du CCD de l'IAPV ( Virus Israélien de la paralysie aiguë de l'abeille). Ce qui vaut des articles et des réponses à ces articles dans le fameux magazine américain Science, sur lesquels nous reviendrons.
Quoiqu'il en soit, on peut dire simplement que ce n'est pas parce qu'on a trouvé des Noséma ceranae dans une ruche malade, que Noséma c. est responsable de la maladie... Beaucoup de recherche sont encore nécessaires!
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